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Bleu Pastel des chambres d'hôtes  à Gaillac dans le Tarn 
06 09 77 86 03 - 05 63 41 71 19
Page en cours de travaux
Tout vin  qui a  un passé,  possède  un avenir.
Savez-vous que Gaillac  est un vignoble qui a bâti sa renommée sur le vin auquel il a donné son nom  et dont l’existence remonte à 2000 ans ?  Nous sommes sûrs de cette information car  nous avons un témoignage archéologique. L’existence d’une vigne locale  et d’un commerce de vin   grâce à la présence d’une fabrication  d’amphores   vinaires  romaines  datées du 1er siècle de notre ère qui se situe à Montans un petit village à quelques kilomètres de Gaillac.  Quand la civilisation romaine  décline,  la viticulture  de Gaillac tombe dans l’oubli. C’est au Xe siècle  que des moines Bénédictins contribuent  à relancer la culture de la vigne parce que l’église  a comme symbole  le pain et le vin.  Au XIIIe siècle la guerre des Albigeois ravage  le vignoble qui sombre à nouveau  et se fait oublier.
Aux  cours des siècles,  séduisant  le palais des plus  grands hommes, le vin de Gaillac  est servi   sur  la table des Rois de France  et d’Angleterre.  Il reprend de l’activité et  entre dans la légende mais  les guerres de religion, la concurrence avec les vins de Bordeaux ralentissent son acheminement à travers l’Europe. C’est le début d’une décadence que la Révolution et l’Empire ne font qu’aggraver.
Au début du XIXe siècle l’apparition du chemin de fer provoque  un regain. Les vins de Gaillac se vendent bien à nouveau.  Mais vers 1879  le Mildiou et le Phylloxera  entraînent une crise sans précédent  sur tout  le vignoble de France. Quatre vint  dix pour cent du vignoble de Gaillac  sont dévastés.
Un Gaillacois  Timothée Bousquet négociant en vin et  propriétaire de quelques arpents de vigne  fait partie d’une poignée de  précurseurs  dans la remise sur pieds du vignoble de Gaillac. Sur les conseils d’experts ampélographes ,  il greffe  des  pieds souches résistant importés  des Etats Unis   lesquels étaient   issus  de nos cépages français et  utilise des traitements  sanitaires qui  rendent  la vigne résistante à la maladie . En quelques  années il parvient à reconstituer son   vignoble  avec un rendement défiant toute concurrence.  Fort de  son expérience il écrit un manuel de « savoir bien traiter la vigne »   et le diffuse à prix coûtant   sur tout le territoire du Tarn,  du  Midi,  et bientôt sur toute la France. Altruiste il s’engage à enseigner gratuitement le processus de greffage qu’il a lui-même expérimenté et  réussi.
C’est ainsi que chaque  nouvelle  épreuve durcit la volonté du  Gaillacois  à redresser la tête  en même temps que sa vigne,    comme le coq gaulois dont c’est l’emblème de notre cité.
Durant  la première moitié du   XXe siècle,  le négoce perd son âme  dans la facilité,  une production  expédiée  et une vente en quantité.  Le vin de Gaillac devient   médiocre.  En 1935   l’Appellation d’Origine Contrôlée  marque une tentative de redresser son effondrement, mais la guerre éclate et la qualité attendue  n’est pas au rendez-vous.  A la fin de la guerre  la crise  du vin est à son apogée.
Dans les années qui suivent   une poignée  de viticulteurs se lance dans un programme ambitieux.  Pour renforcer  la qualité de  l’AOC, un cahier des charges et une charte de bonne conduite  sont  créés.  La première coopérative de vinification fait son apparition en 1949.  Le vin de Gaillac fort de  son identité,  de ses qualités, de son caractère et de son prestige  resurgit du passé. La promesse   de sa noblesse et de sa renommée, lancée il y a soixante dix  années, anime  encore aujourd’hui  d’une flamme brillante,    ces viticulteurs   qui sont  désormais…..  , des vignerons lesquels  ont bien compris désormais  que la très haute qualité sera au XXIe siècle, le seul défi  possible  face  à la mondialisation.
Peut-être que vous vous demandez,  mais quel rapport entre Timothée Bousquet  et Bleu Pastel ?  
C’est que vous  êtes  dans sa  maison !  Car s’ il fut un précurseur   à  reconstituer sa vigne  en  un temps record,  après le phylloxéra  ,   c’est aussi un homme  d’affaire   qui  dès l’arrivée du chemin de fer à Gaillac   ,  construit  son chai et sa maison en 1870  à cinq minutes de la gare ferroviaire .  Vous le voyez   Timothée Bousquet était un Homme  fier comme le coq de Gaillac.  Sa maison  de style  néoclassique, reflète    l’image de sa réussite économique et   son ascension sociale. Il la fait construire  au-dessus  de son chai qui se trouve au rez-de-chaussée, là juste   sous vos pieds. 
L’ouvrage de Timothée Bousquet  publié en 1886  sous le titre  « Reconstitution de notre vignoble à Gaillac »  est considéré comme un témoignage agricole  digne d’intérêt, c’est sur ce fondement   qu’il    a été réédité par la Bibliothèque Nationale dans sa publication intégrale.